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LES CHRONIQUES DES NAACALS

Saga littéraire de Fantasy

Début de la rédaction : 23 juin 2015

Auteur : Jack Hydra (également administrateur du site)

Se décompose en opus.

Synopsis :

            Le monde n’était pas tel que nous le connaissons. Et chaque homme et chaque femme n’étaient pas tels qu’ils sont aujourd’hui. C’est sur cette planète que nous appelions autrefois Tiamat, et plus particulièrement sur ce continent que nous appelions la Terre Providentielle, qu’émergea la première grande civilisation de l’Histoire de l’Humanité : la Civilisation des Naacals. Laquelle civilisation, qui conquit presque tout Tiamat, fut gouvernée par un Empereur sage et généreux, qui veillait au bien-être de tous ses sujets, peu importe leur âge, leur situation … Ce récit, Les Chroniques des Naacals, ou L’Encyclopédie pour les plus intellectuels, retrace l’aventure extraordinaire de ces hommes et ces femmes ordinaires qui, par leur témérité, leur persévérance et leur désir d’humanité, ont su construire la société la plus prodigieuse qui ait jamais existé.

            Rejoignez Gaal Ihed et son amie Guëlle Dolen sur le chemin des Perendils – les Cinq Pierres Sacrées – et entamez avec eux un voyage à travers les contrées les plus hostiles de la Terre Providentielle. Tous deux vont devoir faire preuve de courage et de fermeté, car des ennemis bien plus redoutables que Marmand se mettront en travers de leur route.

Cf "Infos sur la saga"

Le début d'une AVENTURE... Partir sac a dos guide bagpacker voyagezen 504x292 1

 

Gaal ne sut comment agir face à cette apparition soudaine. Il était inquiet certes, car il ignorait ce que la Nymphe allait tenter de faire. Seulement, sa terreur semblait s'effacer peu à peu car il ne s'agissait pas d'une Femme aux Cheveux de Serpent comme l'avait évoqué Caron. Au lieu de cela, il avait en face de lui une magnifique jeune fille à la chevelure châtain, vêtue d'une tunique blanche légèrement humide, ce qui laissait supposer qu'elle s'était baignée dans l'étang quelques instants auparavant. Une couronne de lauriers ornait le sommet de son crâne ; celle-ci témoignant peut-être d'une ascendance royale. Serait-elle la fille d'un grand seigneur de la forêt ? Lequel aurait pour demeure une maison uniquement constituée d'arbres et de buissons ? Au moment où Gaal se posait toutes ces questions, la jeune fille s'avança lentement jusqu'à lui, à un point tel que les visages s'effleuraient. Là, le vagabond put admirer toute la beauté de ses globes oculaires, brillants de mille feux, les pupilles envahies par une flopée de petites étoiles blanches, lesquelles semblant refléter toute la subtilité de l'être qui soutenait son propre regard. En fait, l'égérie ne le quitta pas des yeux pendant un long instant. Elle soutenait si parfaitement l'attention de Gaal que ce dernier faillit vaciller, intimidé par tant de circonspection. C'est alors que la diva, d'un geste inlassablement brusque, prit le garçon par le cou pour lui offrir un baiser langoureux et sensuel.

Les sens auparavant en alerte, l'adolescent baissa spontanément sa garde, à tel point qu'il lâcha presque inconsciemment son bâton. Toute forme d'anxiété semblait immédiatement quitter son cœur et son âme, pour ne laisser place qu'à un sentiment infini de liberté, d'amour, d'abandon de soi, et même d'invincibilité. Il se sentit subitement aussi léger qu'une plume, comme s'il se trouvait sur un nuage planant jusqu'au Royaume Céleste de Khanab et du couple divin. Le baiser fut si agréable qu'il avait l'impression d'apercevoir Tzkol en personne ! L'Ange Créateur, Celui qui refusa toute forme de mal-être, Celui qui veille sans arrêt sur ses Enfants, c'est-à-dire ceux vivant sur la Terre Providentielle, se tenait à ses côtés, majestueux, superbe, impérial, parfait. Son imposante silhouette, avec ses deux grandes cornes qui paraissaient sortir de son front, donnait à Gaal l'impression d'être bien petit face à tant de grandeur, si bien qu'il se sentait comme une souris à côté d'un énorme chat. Mais la divinité n'était bien entendu pas là pour le dévorer. Tout au contraire, et l'aventurier s'en rendit compte quand il aperçut la gigantesque main à quatre doigts parvenir jusqu'à lui, Tzkol, du sang royal de Ramaha, était là pour lui donner sa bénédiction. C'est du moins ce que s'imaginait Gaal, connaissant la générosité naturelle de la déité.

Toutefois, son opinion fut bouleversée quand tout s'assombrit autour de lui. Tzkol, quant à lui, alla jusqu'à changer d'apparence physique, perdit progressivement sa carrure de titan pour ne ressembler qu'à un démon décharné, aux doigts maigres et crochus, et aux yeux noirs comme une nuit sans lune. Et, au lieu de le bénir de quoi que ce soit, l'être diabolique semblait vouloir s'attaquer à lui pour assouvir une insupportable faim. Alors Gaal s'écarta vivement pour se saisir du bâton, sa seule arme, aussi archaïque soit-elle, face à tant de monstruosité. Puis la forêt, luxueuse, verdoyante, chassa le royaume spirituel pour reprendre sa place légitime. Et le jeune garçon put contempler, avec une angoisse grandissante, la dangereuse créature qui le dominait depuis une énorme racine sortant du sol. La Nymphe Maudite, celle qui l'avait embrassé il y eut à peine quelques secondes, avait repris sa forme initiale ; des cheveux en forme de serpents, partant du sommet du crâne, s'allongeaient jusqu'au niveau de la taille. La prédatrice assumait son apparence féminine avec grâce et subtilité. Cela dit, la Nymphe n'arborant plus la physionomie d'une Grande Gen, sa peau de reptile palliait à son charme. Ses mains et ses pieds étaient palmés, comme ceux de sa progéniture, que Gaal avait aperçu dans les arbres avant de rencontrer la mère. Ses doigts étaient terminés par des griffes extrêmement acérées et tranchantes comme des dagues de Batailleurs. Enfin, ses yeux étaient sombres comme les ténèbres. C'est alors qu'elle balança sa queue de lézard, munie d'un essaim d'aiguilles empoisonnées à son extrémité, et s'accroupit près du bord de sa racine, le buste en avant, prêt à bondir pour entamer un combat au corps à corps. Gaal, qui avait posé son sac près d'un des chênes, brandit son bâton d'un côté, et un vieux silex de l'autre, qu'il avait doucement sorti de sa poche gauche. Les deux adversaires se regardèrent une fois de plus dans les yeux, la tension étant à son comble ; la lutte pour survivre pouvait enfin commencer.

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