un endroit étrange et imprévisible

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La caverne : un endroit étrange et imprévisible !

LES CHRONIQUES DES NAACALS

Saga littéraire de Fantasy

Début de la rédaction : 23 juin 2015

Auteur : Jack Hydra (également administrateur du site)

Se décompose en opus.

Synopsis :

            Le monde n’était pas tel que nous le connaissons. Et chaque homme et chaque femme n’étaient pas tels qu’ils sont aujourd’hui. C’est sur cette planète que nous appelions autrefois Tiamat, et plus particulièrement sur ce continent que nous appelions la Terre Providentielle, qu’émergea la première grande civilisation de l’Histoire de l’Humanité : la Civilisation des Naacals. Laquelle civilisation, qui conquit presque tout Tiamat, fut gouvernée par un Empereur sage et généreux, qui veillait au bien-être de tous ses sujets, peu importe leur âge, leur situation … Ce récit, Les Chroniques des Naacals, ou L’Encyclopédie pour les plus intellectuels, retrace l’aventure extraordinaire de ces hommes et ces femmes ordinaires qui, par leur témérité, leur persévérance et leur désir d’humanité, ont su construire la société la plus prodigieuse qui ait jamais existé.

            Rejoignez Gaal Ihed et son amie Guëlle Dolen sur le chemin des Perendils – les Cinq Pierres Sacrées – et entamez avec eux un voyage à travers les contrées les plus hostiles de la Terre Providentielle. Tous deux vont devoir faire preuve de courage et de fermeté, car des ennemis bien plus redoutables que Marmand se mettront en travers de leur route.

Cf "Infos sur la saga"

Le début d'une AVENTURE... Partir sac a dos guide bagpacker voyagezen 504x292 1

 

Cela faisait déjà deux bonnes heures que Gaal avait emprunté le chemin désigné par Caron. Ce dernier semblait interminable. En outre, plus il s'enfonçait dans ce curieux sentier, plus les feuilles des arbres, toute la végétation aux alentours, adoptaient une teinte sombre et insignifiante, comme si tout ce territoire était dépourvu de vie. Progressivement, il eut l'impression d'avoir été trompé par celui qui avait prétendu pouvoir l'aider. Un frisson lui parcourut le dos, conséquence d'une inquiétude soudaine. En effet, il fut pris d'un doute à propos de la sphère. Il songea que, comme il l'avait privé d'une partie d'elle-même, elle perdrait un peu de son éclat. Aussitôt, alors qu'il avait stoppé sa randonnée, il la sortit de son sac bandoulière. Et son anxiété fut confirmée !

La sphère, autrefois glorieuse et brillante comme la lune, émettait une lueur bien plus faible qu'auparavant. Par conséquent, il serait plus difficile de la vendre. Comment convaincre son client de la valeur de la marchandise dans ce cas ? Gaal fut alors pris d'une terrible colère envers Caron. Ce misérable individu était loin d'être son ami. Non seulement, il l'avait attiré dans un dédale mais en plus, il l'avait extorqué en le privant d'une partie de son "trésor". Tandis qu'il était envahi par une colère aveugle, il se ressaisit un instant après avoir repensé à la situation du gnome ; si la sphère ne brillait plus, il en était probablement de même pour le morceau qu'il lui avait légué. Un sentiment de soulagement chassa l'animosité qui l'avait submergé et, tout en enchaînant de profondes respirations, retrouva peu à peu calme et lucidité. Enfin, il scruta attentivement des yeux chaque parcelle de cet endroit hostile, cherchant coûte que coûte une éventuelle issue vers la forêt verdoyante, fleurie, et habitée par les animaux qu'il connaissait. Mais il n'en trouva pas et alors ne se présentèrent que deux solutions, la seconde lui paraissant plus déplaisante que la première. Dans un premier temps, il avait envisagé de revenir sur ses pas. Cela dit, ayant parcouru un certain nombre de kilomètres, il s'était dit que ce serait du temps de perdu et qu'après tout, en dépit des apparences, cette route n'était peut-être pas aussi dangereuse qu'il le pensait. Deuxièmement, compte tenu de cette dernière remarque, l'autre solution consistait à explorer ce chemin jusqu'au bout. Cette seconde option lui semblait plus désagréable car, si vous avez déjà fait de la randonnée en nature, vous devriez savoir qu'il n'est jamais simple de progresser sur une voie dont on ignore l'issue, surtout si cette voie n'a encore jamais été explorée.

Gaal, l'esprit empli de doutes, cessa de se creuser la tête et prit sa décision. Alors, rassemblant tout son courage, il parcourut chaque mètre dans la direction initiale. Il n'espéra plus qu'une seule chose ; celle de ne pas rencontrer l'une des créatures évoquées par Caron, bien que leur existence ne fût pas garantie. Il stoppa définitivement ses réflexions et marcha, marcha toujours tout droit. Ce détail lui parut aussi effrayant que l'aspect du décor. Le chemin était affreusement droit. Jamais il ne biffurquait pour éventuellement revenir dans sa direction initiale. Jamais il ne se courbait. Il n'y avait même ni montée ni descente. Tout était toujours tout droit, et plat ! Et, comme pour amplifier encore davantage l'angoisse du garçon, les arbres et les buissons environnants perdaient toujours plus de leur superbe. Cette fois, les feuilles étaient pratiquement noires, les branches de plus en plus touffues, si bien que les timides rayons de soleil avaient peine à perforer cette carapace naturelle. De fait, le jeune vagabond avait inconsciemment ralenti son allure, et son coeur battait la chamade. Il avait l'impression d'avoir pénétré dans un territoire que même les aventuriers les plus téméraires évitaient. Il avança, mais à petits pas cette fois. Et plus il avançait, moins il y voyait. Heureusement, il avait pris soin d'emporter quelques allumettes avant de quitter la Ferme Verte. Il s'en saisit d'une, la gratta et se servit de la modeste flamme pour continuer son exploration. Il fut alors surpris de se retrouver non plus dans une forêt, mais dans une caverne humide, l'endroit étrange et imprévisible par excellence, où quelques fines et grandes stalactites pendaient du plafond la pointe dirigée vers le sol, telles des épées de Damoclès prêtes à fondre sur celui qui aurait l'abominable intention de piller cet endroit oublié de tous. Gaal, qui avait l'impression de visiter l'Enfer tel que Tzkol l'avait conçu, n'avait jamais été aussi effrayé, mais en même temps fasciné par tant de splendeur.

C'est alors qu'il sentit de petites secousses sous ses pieds, comme celles annonçant le début d'un redoutable tremblement de terre. Ce furent les stalactites qui l'inquiétèrent en premier car, de part leur longueur et le fait qu'elles fussent acérées, elles pouvaient fendre le crâne du premier malheureux qui passait dessous. Gaal ne perdit pas une minute. Malgré la peur qui le tétanisait, il courut aussi vite que possible. Glissant parfois sur quelques cailloux au milieu du corridor, il fit attention de ne pas perdre l'équilibre et de ne pas regarder derrière lui, bien qu'il saisît la nature des fracas qui semblaient le rattraper. Les stalactites se détachaient du plafond pour s'écraser sur le sol avec une violence ineffable. Au bout d'un instant, Gaal perçut de nouveau la lumière et, d'un seul bond, il se retrouva hors de la grotte meurtrière. Il toussa quelques secondes tout en chassant la poussière provoquée par la catastrophe et, tandis qu'il regardait derrière lui, il constata que la caverne était bouchée. Il comprit que, tels les célèbres découvreurs qui avaient parcouru chaque lieue de la Terre Providentielle, il avait échappé de justesse à la mort.

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