la fille du Sultan

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La fille du Sultan

LES CHRONIQUES DES NAACALS

Saga littéraire de Fantasy

Début de la rédaction : 23 juin 2015

Auteur : Jack Hydra (également administrateur du site)

Se décompose en opus.

Synopsis :

            Le monde n’était pas tel que nous le connaissons. Et chaque homme et chaque femme n’étaient pas tels qu’ils sont aujourd’hui. C’est sur cette planète que nous appelions autrefois Tiamat, et plus particulièrement sur ce continent que nous appelions la Terre Providentielle, qu’émergea la première grande civilisation de l’Histoire de l’Humanité : la Civilisation des Naacals. Laquelle civilisation, qui conquit presque tout Tiamat, fut gouvernée par un Empereur sage et généreux, qui veillait au bien-être de tous ses sujets, peu importe leur âge, leur situation … Ce récit, Les Chroniques des Naacals, ou L’Encyclopédie pour les plus intellectuels, retrace l’aventure extraordinaire de ces hommes et ces femmes ordinaires qui, par leur témérité, leur persévérance et leur désir d’humanité, ont su construire la société la plus prodigieuse qui ait jamais existé.

            Rejoignez Gaal Ihed et son amie Guëlle Dolen sur le chemin des Perendils – les Cinq Pierres Sacrées – et entamez avec eux un voyage à travers les contrées les plus hostiles de la Terre Providentielle. Tous deux vont devoir faire preuve de courage et de fermeté, car des ennemis bien plus redoutables que Marmand se mettront en travers de leur route.

Cf "Infos sur la saga"

Le début d'une AVENTURE... Partir sac a dos guide bagpacker voyagezen 504x292 1

 

« Sur les recommandations de son père, la jeune femme s’éloigna. De toute façon, elle avait fort à faire, disait-elle, avant l’heure du dîner. Puis, dès qu’elle les eut quittés, le souverain se tourna vers le magicien, engourdi par son coup de foudre :

« Un beau morceau de jouvencelle, pas vrai ? »

« Mais Blezh n’eut que faire de ses paroles bas de gamme, paroles qu’il estimait indignes pour une femme de son rang. Et pure, du moins, il en était certain. Pour lui, elle incarnait la Femme, celle dont tous les hommes pouvaient rêver, et la sincérité même. Vu l’authenticité de son regard, elle n’était certainement pas hypocrite comme la plupart des courtisanes qui pullulaient en ces lieux.

« C’est alors qu’avec un sourire niais et sarcastique, comme à son habitude, son père s’approcha de son invité pour lui révéler ce qui semblait être la chose la plus abominable à ses yeux : la fille du Sultan était promise à un riche prince Sabhat du Sud de la Terre Providentielle. Et les noces étaient prévues pour la fin du mois. Ainsi, ses espoirs de vivre un jour avec sa belle tombèrent brusquement à l’eau, au point d’y verser le thé encore chaud sur le somptueux tapis de sol du Sultan. A cause de cela, le souverain renvoya vivement notre pauvre Blezh. Cette fois, il n’aurait plus aucune chance de la voir : le maître d’Abd Al Kad lui avait définitivement fermé les portes de son palais. Son cœur avait basculé et il avait l’impression de mourir à petits feux à chaque seconde. Mais, chose encore plus grave, il ne reverrait plus jamais l’objet de son amour. Sa vie n’aurait plus aucun sens. Il errerait, sans but, à travers les contrées de Tiamat. Les pays de cette bonne terre regorgent de mystères et de splendeurs que tout aventurier digne de ce nom serait trop heureux de percer ou de découvrir. Mais, en ce qui concernait mon futur maître, en ces moments douloureux, tout lui paraissait fade, sans saveur, sans intérêt. Ses projets de devenir magicien lui semblaient absurdes. Son désir de voguer à travers le monde était anéanti. La vie elle-même était un fardeau que tout mortel, esclave de sa chair et de ses remords, se devait de porter jusqu’à la tombe.

« Il marchait dans les rues d’Abd Al Kad, sans savoir où aller, en pleurant toutes les larmes de son corps. Il était tellement mélancolique qu’il titubait, ne sachant plus trop où il allait. En fait, il avait presque l’impression d’avoir perdu l’étendue de ses pouvoirs. Finalement, après toute une série d’atermoiements, il décida de retrouver Eorl’as, pour quitter définitivement cette maudite contrée. Car il n’avait plus rien à y faire de toute façon. A l’extérieur de la cité, qu’il trouvait non plus pourvue de merveilles mais de rats puants, il se blottissait contre le plumage soyeux, doux et chaud de son fidèle compagnon. Ce dernier le réconfortait autant qu’il pouvait, séchait ses larmes tout en le protégeant du vent et de la tempête de sable qui commençaient à se lever. Aussi, ils partirent s’abriter dans une caverne en périphérie de la ville, attendant que cessent les bourrasques. Pendant ce temps, Blezh en avait profité pour dormir. Et, au matin, tandis que le soleil pointait timidement le bout de son nez, une idée complètement folle avait germé dans son esprit. A partir de cet instant, plus rien ne s’opposerait à sa volonté. Car il avait l’intention d’enlever Shahar’Rézhade dans sa chambre avec l’aide d’Eorl’as. Mais celui-ci, quoique compatissant quant à la situation délicate de son maître, semblait ne pas être d’accord. Certes, il ne parlait pas mais il était assez intelligent pour comprendre les réactions des Grandes Gens, même les plus insensées. Et, qui plus est, de protéger de telles créatures contre elles-mêmes. Pourtant, rien, a priori, ne pouvait le contraindre d’abandonner sa funeste entreprise. Funeste, oui, répéta Marddin en constatant les yeux écarquillés des adolescents après avoir prononcé ce mot, car voici la suite de ces tragiques événements.

« Il finit par persuader Eorl’as de l’aider dans sa stupide quête. Il avait compris que, après tout ce qu’ils avaient vécu, l’Oiseau Géant s’était profondément attaché à lui. Aussi, il l’avait menacé de continuer son périple sans lui, ce qui aurait été insupportable pour Eorl’as, car il n’était pas dans ses habitudes d’abandonner un être cher comme ça, sans ressources, au péril de sa vie. Alors, bien qu’il réfutât l’idée d’aller chercher la princesse au sommet de sa tour, il accepta d’aider ce jeune fou autrefois plein de bon sens. Cependant, Blezh n’avait pas perdu la totalité de sa lucidité car il avait préféré opérer la nuit tombée, à l’insu du Sultan Céleste. Ainsi, dès le coucher du soleil, tous deux survolèrent les toits et coupoles d’Abd Al Kad tout en se dirigeant vers la plus haute tour de la ville. La chaleur écrasante de la journée avait cédé la place à la fraîcheur agressive du crépuscule. Par conséquent, Eorl’as pria son hôte d’agir rapidement. Ils se postèrent devant la plus grande fenêtre du sommet de l’édifice, celle de la chambre de la princesse. Blezh l’ouvrit sans geste brusque, pour ne pas alerter les sentinelles. Il pénétra dans la pièce, marcha à tâtons jusqu’au lit de sa bien-aimée puis, au lieu de la réveiller de suite, il ne put s’empêcher de la dévisager et de scruter chaque partie de son minois avec un attendrissant regard.

« Ses paupières, son nez et ses lèvres étaient la grâce incarnée tandis que sa peau nue reflétait un érotisme naturel. Epris d’un désir aussi ardent que les flammes d’un volcan, le magicien ne put s’empêcher de lui caresser les joues, le menton, puis une partie de la nuque. Cela fit inconsciemment réagir la jeune femme qui s’étira doucement, révélant ses mamelons à la fois doux et fermes. Là, le bougre se pencha vers les lèvres affables pour y déposer un baiser.

« Mais il n’eut guère le temps d’embrasser sa belle car il fut alerté par Eorl’as. Le bougre revint à la fenêtre et constata l’agitation des soldats. Ces derniers pénétraient tour à tour dans le palais par le biais d’une poterne, afin de mettre la main sur le fauteur de troubles. Ils avaient dû apercevoir l’Oiseau Géant en train de planer près du sommet de la tour. Aussi, Blezh se hâta de réveiller l’objet de son amour, lequel fut bien surpris de trouver cet impétueux visiteur à son chevet. L’autre pria Son Altesse de se taire pour ne pas alerter les gardes. Ce qu’elle fit, car elle était amoureuse de mon maître. D’ailleurs, elle lui avoua son espoir de voir débarquer le jeune homme pour l’emmener loin du carcan du protocole. Animés par une flamme impossible à éteindre, les deux amants s’étreignirent, s’embrassèrent, au point tel qu’ils se déchiraient presque la peau par passion. Mais ils cessèrent rapidement leurs enlacements lorsqu’Eorl’as les somma de prendre le large. Et il avait raison car, déjà, un garde frappait brusquement à la porte et demandait si tout allait bien. La princesse le rassura, prétextant que la pleine lune l’empêchait tout bonnement de trouver le sommeil. Mais cela ne dissuada pas ce redoutable gêneur d’en apprendre davantage. Aussi, dans le couloir, les pas fustigeaient jusqu’à la chambre. Il était temps de partir, cette fois. La princesse se vêtit d’un voile de lin et d’un grand manteau en soie violet puis Blezh l’aida à s’installer sur le dos de son compagnon.

« C’est alors que les gardes du sultan enfoncèrent vivement la porte. Et le magicien, assis derrière Shahar’Rézhade, pria Eorl’as de s’envoler vers les cieux avant que les flèches des arbalètes ne les atteignent de plein fouet. Celles-ci sifflèrent non loin du groupuscule, allant jusqu’à effleurer le plumage du majestueux oiseau. De justesse, ils échappèrent à la mort. Blezh le Jeune – et non l’Ancien, à l’époque – allait vivre l’aventure la plus féerique de son existence, celle qu’aucune Grande Gen ne connaîtrait jamais. »

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