Univers parallèle

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Un monde hors du commun

LES CHRONIQUES DES NAACALS

Saga littéraire de Fantasy

Début de la rédaction : 23 juin 2015

Auteur : Jack Hydra (également administrateur du site)

Se décompose en opus.

Synopsis :

            Le monde n’était pas tel que nous le connaissons. Et chaque homme et chaque femme n’étaient pas tels qu’ils sont aujourd’hui. C’est sur cette planète que nous appelions autrefois Tiamat, et plus particulièrement sur ce continent que nous appelions la Terre Providentielle, qu’émergea la première grande civilisation de l’Histoire de l’Humanité : la Civilisation des Naacals. Laquelle civilisation, qui conquit presque tout Tiamat, fut gouvernée par un Empereur sage et généreux, qui veillait au bien-être de tous ses sujets, peu importe leur âge, leur situation … Ce récit, Les Chroniques des Naacals, ou L’Encyclopédie pour les plus intellectuels, retrace l’aventure extraordinaire de ces hommes et ces femmes ordinaires qui, par leur témérité, leur persévérance et leur désir d’humanité, ont su construire la société la plus prodigieuse qui ait jamais existé.

            Rejoignez Gaal Ihed et son amie Guëlle Dolen sur le chemin des Perendils – les Cinq Pierres Sacrées – et entamez avec eux un voyage à travers les contrées les plus hostiles de la Terre Providentielle. Tous deux vont devoir faire preuve de courage et de fermeté, car des ennemis bien plus redoutables que Marmand se mettront en travers de leur route.

Cf "Infos sur la saga"

Le début d'une AVENTURE... Partir sac a dos guide bagpacker voyagezen 504x292 1

                                        

                                                                         Meta univers

 

« Il ouvrit un œil, lentement, péniblement, puis le referma. Il le rouvrit : rien que cela lui demandait un effort considérable. Il avait l’impression que sa paupière était plus lourde que d’habitude. Il essaya avec l’autre œil : ce fut la même chose. Cela devait faire un bon moment qu’il était plongé dans son bref coma. Bref ? Cela, du moins, il le supposait ! Car il avait totalement perdu la notion du temps. En fait, il se demandait où il se trouvait. Etait-il au fond de l’océan ? Ou sur les rivages d’une terre inconnue ? En fin de compte, se trouvait-il toujours sur Tiamat ? Cette fois, il ouvrait les deux yeux : bouleversé, il remarqua que tout était blanc. D’une blancheur excessive, à tel point que cela l’éblouissait. Alors, il referma les yeux, puis les rouvrit à nouveau. Il fit cela plusieurs fois : jusqu’à ce qu’il fût habitué à cette lumière blanche, lumière céleste qui provenait on ne savait d’où et produite par on ne savait qui. Il tenta de bouger ses doigts. L’auriculaire d’abord, puis l’annulaire et ainsi de suite. Cette entreprise lui parut plus difficile qu’il ne le pensait. La gravité, à cet endroit, semblait bien plus forte que partout ailleurs sur la Terre Providentielle. Il ne pouvait se trouver sur une autre Terre Solitaire car il était impossible que la pesanteur fût plus intense dans une contrée et moins dans une autre : c’était une des lois de la Nature, ainsi que lui avaient expliquée les Drax. Donc, il n’était plus sur Tiamat. Où était-il, alors ? Au Royaume de Tzkol ? Afin de le savoir, il s’efforça à garder les yeux ouverts et se concentra pour remuer le reste de sa carcasse.

« Après les doigts, il bougea toute la main droite, puis la gauche. Il poursuivit avec les poignets, les avant-bras, les coudes et enfin les deux bras. Non, la pesanteur n’était pas plus forte que sur la Terre Providentielle : car il avait l’impression d’avoir retrouvé, presque subitement, toute son énergie et sa force physique. Il pouvait même lever un tantinet la tête et rester ainsi, en statique, à contempler l’ensemble du paysage. A première vue, celui-ci ne présentait aucun détail particulier, rien qui pouvait lui taper dans l’œil. L’environnement était composé d’un sol lisse, brillant, légèrement glissant, parfaitement plat, sans bosse ni fissure et d’une pâleur effrayante ! A l’horizon, il n’y avait rien. Pas une montagne, pas une plaine, pas une colline, rien qui ne pût donner un peu d’originalité à ce désert vide et inquiétant. Tout compte fait, Blezh se redressa complètement car il avait retrouvé l’intégralité de sa robustesse. Et, chose qui le frappa plus que l’aspect même du paysage, c’était l’absence d’astre essentiel à la vie : pas de soleil, pas même la silhouette d’un maigre croissant de lune ! Cet endroit, aussi unique qu’il était, semblait échapper aux lois les plus primaires de la Nature. Par conséquent, il était probablement intemporel ! Mais, si des êtres vivants occupaient cet espace vierge, à quoi pourraient-elles ressembler ? A ce sujet, Blezh n’essayait même pas d’imaginer quoi que ce soit. En fait, il s’obligeait à ne plus y penser. Pour l’heure, le plus important était sa survie et celle de … Par la barbe de Tzkol ! Où donc était passée Shahar’Rhézade ? Il regarda autour de lui : elle n’était pas à ses côtés. Son regard se braqua ensuite sur les environs puis sur l’horizon : pas une seule trace de la princesse. Même Eorl’as était absent de ce funeste pays. Non, Blezh était seul, seul face à lui-même. De quoi se plaignait-il ? Cette solitude, il l’avait tant cherchée alors qu’il voyageait tel un vagabond d’un bout à l’autre de la Terre Providentielle. Le voilà servi ! Mais bon, là, c’était tout de même un peu extrême. Il espérait de tout cœur, même s’il s’agissait de l’endroit le plus mort que le Serpent Créateur avait pu engendrer, qu’il tomberait sur quelqu’un ou quelque chose. Ce quelqu’un ou cette quelque chose lui dévoilerait peut-être l’identité de ce pays et lui expliquerait, par-dessus le marché, les raisons pour lesquelles il avait échoué ici.

« Alors il se mit en route, bien qu’il n’eût aucune provision ni aucune arme pour se défendre. A première vue, l’environnement ne présentait pas le moindre danger. Mais, de par son expérience, Blezh savait fort bien que les contrées aux aspects monotones étaient souvent les plus imprévisibles. Par conséquent, il resta sur ses gardes et pria pour que nulle créature surgie des Enfers ne se mît en travers de sa route. Afin d’avoir de l’avance sur d’éventuels ennemis, il leva les yeux au ciel et prononça une incantation dans la langue des Drax : celle-ci lui permettait de visualiser les créatures situées à plusieurs centaines de milles de l’endroit où il se trouvait, et donc invisibles à l’œil nu. Seuls les Apprentis les plus avancés étaient capables d’un tel miracle, miracle qui leur évitait bien des supplices ! Ayant en partie été formé par les Drax, Blezh était aussi extralucide que n’importe quel magicien de son rang. Mais là, en l’occurrence, sa formule ne fonctionnait pas ! Comment cela était-il possible ? Il tenta à nouveau : même résultat. Il commençait sérieusement à craindre le pire. Aussi essaya-t-il une autre formule, laquelle lui permettait d’être invisible aux yeux de tous ennemis, sauf ceux susceptibles de provenir d’un Univers parallèle. Ce n’était pas le meilleur sortilège. De loin, il aurait préféré produire un bouclier protégeant l’intégralité de sa personne, aussi bien le corps que l’âme. Mais pour cela, il lui aurait fallu le Hàka. Et il en était privé. Cela le frustrait plus que tout et il n’était guère enthousiaste à l’idée de progresser dans cet étrange néant en étant désarmé. Mais s’il restait sur place, à attendre la venue de son heure, il allait mourir. Par la demeure de Khanab, le second enchantement ne fonctionnait pas mieux ! Il avait craint le pire et il avait raison : il était dépourvu de tout pouvoir magique. Par conséquent, si un prédateur avait la malencontreuse idée de faire de lui sa mise en bouche, il n’aurait plus qu’à prier Tzkol pour que sa sentence ne soit pas trop douloureuse.

« Soudain, tandis qu’il débutait à peine sa funeste randonnée, trois petites bulles transparentes apparurent devant lui. Elles planèrent jusqu’à son visage, lentement, tout en légèreté. Cet insolite spectacle ne lui semblait pas le moins du monde dangereux. Pourtant, il ne pouvait s’empêcher de se méfier. Ses maîtres lui avaient appris à rester sur ses gardes quelques fussent les circonstances. Aussi retrouva-t-il ses anciens réflexes. Les bulles approchèrent, doucement, puis lui touchèrent le visage. Blezh souriait car tout ce qu’il ressentait n’avait rien de désagréable. Les flocons d’air lui tapotaient gentiment le front, lui effleuraient les joues, le chatouillaient au niveau de la nuque : il n’y avait rien de plus inoffensif. C’est alors que les bulles s’éloignèrent. Blezh en fut consterné car, de tout cœur, il aurait voulu que ces sensations diverses continuent. Mais les bulles ne firent pas que s’éloigner, elles gonflaient, gonflaient jusqu’à ce que le magicien pût apercevoir des figures vives et brillantes en leur sein. Lesquelles figures ressemblaient à des serpents ou, plus complexes pour certaines d’entre elles, à des spirales. Et les points rayonnants qui les constituaient étaient en fait des étoiles, comme celles que Blezh avait aperçues dans le ciel des Falaises Désœuvrées, ou au travers des nuages difformes au-dessus de l’antique royaume des Géants. Soudain, une nouvelle bulle, bien plus imposante que ses congénères, rejoignit le groupuscule à une allure plus énergique. Celle-ci renfermait bien des dizaines, non, des centaines de spirales étoilées ! Le pauvre jeune homme, déboussolé, ne put savoir s’il s’agissait d’êtres vivants ou tout simplement d’hallucinations, fruits de son esprit fragilisé par la catastrophe au-dessus de l’océan. Dorénavant, il déambulait tout en divaguant des propos totalement dépourvus de sens. En fait, ce monde étrange dans lequel il était en train d’évoluer n’existait peut-être pas ! Non, pas peut-être, il n’existait certainement pas. Tout cela était produit par son imagination. Le pire était venu : il était devenu fou !

« Du ciel, que l'on confondait avec le sol en raison de sa blancheur, des milliers d'autres bulles en tombaient, toutes renfermant des amas d'astres pétillants. Mais ce fut surtout cet homme, ou plutôt ce Drax, aux longs cheveux blonds, à la robe blanche et dont l’épée scintillante renvoyait quelques rayons lumineux par-ci par-là, qui interloqua le sorcier déchu. Un moment, mon maître crut qu’il allait à nouveau perdre connaissance. Il n’en croyait pas ses yeux. Comment cela était-il possible ? Non, il se refusait d’y croire. Pourtant, l’être majestueux était là, devant lui. Il marchait lentement jusqu’à l’infortuné, qui esquissa un large sourire. Car, en réalité, malgré sa stupéfaction, Blezh était trop heureux à l’idée de pouvoir communiquer avec celui qui fut son mentor, en espérant qu’il ne s’agisse pas d’un nouveau délire :

« Mon maître, Erébas-de-la-Lune, quelle joie de vous revoir ! »

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