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L'histoire de la jeune fille errante

LES CHRONIQUES DES NAACALS

Saga littéraire de Fantasy

Début de la rédaction : 23 juin 2015

Auteur : Jack Hydra (également administrateur du site)

Se décompose en opus.

Synopsis :

            Le monde n’était pas tel que nous le connaissons. Et chaque homme et chaque femme n’étaient pas tels qu’ils sont aujourd’hui. C’est sur cette planète que nous appelions autrefois Tiamat, et plus particulièrement sur ce continent que nous appelions la Terre Providentielle, qu’émergea la première grande civilisation de l’Histoire de l’Humanité : la Civilisation des Naacals. Laquelle civilisation, qui conquit presque tout Tiamat, fut gouvernée par un Empereur sage et généreux, qui veillait au bien-être de tous ses sujets, peu importe leur âge, leur situation … Ce récit, Les Chroniques des Naacals, ou L’Encyclopédie pour les plus intellectuels, retrace l’aventure extraordinaire de ces hommes et ces femmes ordinaires qui, par leur témérité, leur persévérance et leur désir d’humanité, ont su construire la société la plus prodigieuse qui ait jamais existé.

            Rejoignez Gaal Ihed et son amie Guëlle Dolen sur le chemin des Perendils – les Cinq Pierres Sacrées – et entamez avec eux un voyage à travers les contrées les plus hostiles de la Terre Providentielle. Tous deux vont devoir faire preuve de courage et de fermeté, car des ennemis bien plus redoutables que Marmand se mettront en travers de leur route.

Cf "Infos sur la saga"

Le début d'une AVENTURE... Partir sac a dos guide bagpacker voyagezen 504x292 1

 

La jeune fille cracha le morceau :

« - A vrai dire c’est une longue histoire. Il y a deux ans, j’habitais au palais de Marmand. Je servais comme domestique : je lui préparais ses repas, son bain, et je le massais même de temps en temps.

- Rien que ça ! l’interrompit Gaal, surpris par la réponse de Guëlle.

- Mais laisse-moi finir, enfin ! Je disais donc que j’étais sa domestique. Du coup, j’entendais tout, j’étais au courant de tout ce qu’il manigançait. Un jour que je lui lavais les pieds (Par la barbe de Khanab, quels pieds immondes il avait !) dans la salle principale, celle où il se trouvait durant la plus grande partie de la journée, il donnait des instructions à son chef d’expédition. Il lui a demandé de lui ramener cinq globes. Cinq globes qui, disait-on dans tout le palais, étaient la source d’un pouvoir incommensurable, capable d’égaler celui de Tzkol lui-même. Une rumeur circulait dans tout le fief à ce moment-là : Celui qui sera en possession des Cinq Perendils aura l’armée la plus puissante du monde à ses ordres et il sera invincible. A cette époque, j’étais plus jeune qu’aujourd’hui et, par conséquent, je croyais dur comme fer à cette histoire. En plus, j’avais une dent contre Marmand. Ce porc qui se prélassait dans son sofa en peau d’ours, à manger du raisin, de la viande de bœuf, et à boire du vin toute la journée avait essayé de violer ma grande sœur.

« Un soir, tandis que nous étions debout derrière lui à le servir en vin ou en victuailles quand il le désirait, il s’était tournée vers ma sœur et lui avait adressé un de ses sourires vicieux dont il s’était fait une spécialité. Il lui avait caressé l’avant-bras droit, celui qui tenait l’amphore consacrée à la boisson, et lui avait dit tout en s’approchant doucement d’elle :

« Une belle enfant comme toi, ça ne devrait pas être triste comme ça. »

« Ma sœur tremblait de tous ses membres. Il faisait froid à ce moment-là, et nous n’avions qu’un petit par-dessus en laine pour nous tenir chaud. Alors, évidemment, Marmand s’était empressé de dire :

« Viens dans mon lit, cette nuit, tu verras, tu n’auras plus froid et surtout, tu ne seras plus aussi triste ! »

« Sa main commençait lentement à glisser le long de son avant-bras, frôlait le coude pour bifurquer malencontreusement vers le sein. Ma sœur tremblait de plus en plus, non pas de froid cette fois mais de peur, et de dégoût. Dans son regard, je percevais une profonde terreur, et un désir ardent d’en finir au plus vite. Et son angoisse s’amplifiait encore davantage quand Marmand se levait de son fauteuil pour caresser la nuque de ma sœur. Sur le point de l’embrasser, il lui a dit :

« Oh Diëlla, tous les jours je te regarde, je te dévore des yeux. Diëlla, je t'aime ! »

« Et, d’une manière brusque, comme à son habitude, il l’avait embrassée. Seigneur Tzkol ! Quand je repense à ce moment, je me demande toujours comment elle faisait pour supporter l’haleine de ce monstre ! Seulement, elle l’avait presque immédiatement repoussé, assez violemment d’ailleurs, si bien que ce gros porc s’était retrouvé le cul par terre à côté de son trône ridicule ! Mais il n’avait pas dit son dernier mot, à peine fût-il tombé qu’il s’était relevé assez vite pour se jeter sur ma sœur. Il l’avait plaquée le dos contre la table, avec une dague de combat qu’il gardait toujours avec lui sur sa gorge. L’étranglant à moitié, il lui avait dit, sur le ton le plus sinistre que je n’avais jamais entendu :

« Tu refais ça, espèce de pauvre fille, et je t’éventre sur place ! J’espère avoir été assez clair. »

« Ma pauvre sœur ne pouvait qu’acquiescer en sourcillant avec une horreur extrême. Du haut de ses dix-sept ans et frêle comme elle était, elle était incapable de rivaliser avec un barbare qui faisait trois fois son poids. Tu vas me dire, en ce qui me concerne, j’étais pas mieux. Mais j’étais, en revanche, bien plus hargneuse que Diëlla. Malgré mon poids plume, je peux griffer et mordre comme un chien quand je suis en colère. Et c’est ce que j’ai fait ! J’ai griffé et mordu comme un chien ce malotru qui n’avait pas plus de jugeote qu’un sanglier. Je me suis jetée sur lui avec la rage d’une louve et je lui ai écorché l’oreille avec mes dents. En même temps, je lui ai griffé le visage. Il a fini par lâcher ma sœur puis s’en est pris à moi. Comme il m’a plaquée contre le mur, je ne pouvais plus bouger. Il essayait de m’étrangler avec ses doigts boudinés. Heureusement, Diëlla était derrière avec l’amphore à vin. Après s’être approchée de lui, elle l’a appelé par son nom :

« - Marmand !

- Quoi ?! »

Puis elle l’a violemment frappé au visage avec l’ustensile, l’envoyant dans les vapes pour un bon moment. Après la bagarre, nous nous sommes enlacées comme si nous étions séparées depuis trop longtemps. Mais les étreintes n’ont duré qu'un instant car, réalisant notre désastre, il était probable que Phobos, le capitaine des gardes de Marmand, nous jette aux oubliettes pour le restant de nos jours. Alors nous avons décidé, dès ce soir-là, de nous enfuir. Ce que nous avons fait, et je dois dire que ça n’a pas été simple ! Il y avait des rondes dans tout le palais. Je ne vais pas tout te raconter en détail mais, pour résumer, nous nous sommes faites passer pour des guérisseuses. Pour cela, nous sommes allées dans leur vestiaire et avons enfilé leurs robes. De temps en temps, ces femmes s’en allaient soigner les gardes blessés ou les prisonniers qui avaient une importance aux yeux de Marmand. Nous avons emprunté le couloir qui menait aux cachots et avons retrouvé ma mère, qui mourait de froid, et ma plus jeune sœur, qui n’avait que neuf ans à l’époque. Nous les avons libérées, leur avons donné une tenue de soigneuse à chacune, que nous avons pris soin de dissimuler sous nos robes avant d’arriver aux cellules. Il y avait des gardes attablés tout près de celles-ci mais, complètement saouls, ils étaient tous endormis. Même un ours ne les aurait pas réveillés ! Et leurs ronflements (là, elle poussa un soupir)… Enfin bref, on est revenu sur nos pas en espérant ne pas tomber sur Phobos et ses sbires. Finalement, on a réussi à se retrouver dans la cour intérieure sans encombre. Bien sûr, avant de quitter définitivement les lieux, nous avons volé toute la nourriture qui était à disposition des gardes à côté des prisons. C’était vraiment la bonne nuit pour s’échapper de cet endroit malfamé car, un peu après la tombée de la nuit, le chef d’expédition, Calian, accompagné de ses hommes, devait rentrer faire son rapport. Alors, nous avons attendu le moment opportun pour sortir. Puis, une fois dehors et Calian à l’intérieur, les soldats ont baissé la herse et fermé la double porte en bois. Enfin, nous étions libres ! Nous nous sommes faufilées dans la nature, ni vues ni connues !

Gaal, impatient, l’interrompit encore une fois :

« - Je suis désolé pour la misère que vous vivez au quotidien, ta famille et toi, mais tout ce que tu viens de me raconter, ça n’explique pas comment tu connais l’Histoire du Monde.

- J’allais y venir. Laisse-moi reprendre là où tu m’as coupée.

« Nous nous sommes cachées dans la forêt. Partir vivre dans les bois était incontestable s'il on voulait que les soldats de Marmand perdent définitivement nos traces. Et puis, nous nous sommes aventurées non loin de Lucias Ferod. Ces pleutres, malgré toute leur fierté et leurs belles cuirasses, auraient trop peur de se frotter à la Panthère Géante de toute façon. Ils se prennent pour des héros mais en réalité, ils n’ont rien dans les tripes ! Nous nous sommes nourries de fruits des bois et des provisions que nous avions volées. Après, quand c’était possible, nous attrapions des petits rongeurs et les faisions cuire au-dessus d’un feu de camp. Nous avons passé plus d’une semaine dans la Grande Forêt. Puis nous avons rejoint Erk. Et c’est là que ma vision du monde a changé. Ma mère et mes deux sœurs, trop faibles pour pouvoir bouger (le voyage dans la forêt les ayant complètement épuisées), sont restées dans un bâtiment délabré, qui était une sorte de grange abandonnée. Quant à moi, je me suis mise en quête de nourriture et d’eau, à la merci d’éventuels marchands d’esclaves ou de pervers sans retenue. Mais, au fur et à mesure que j’accomplissais ces tâches, ma famille ne faisait rien pour m’aider. Pire, ma mère s’est transformée en véritable esclavagiste et m’oblige chaque jour à faire tout ce qu’elle déteste faire. En plus, elle s’est mise à boire. Quant à mes sœurs, ces deux sottes, elles se dorlotent dans leurs couchettes improvisées toute la journée, attendant que la brave Guëlle revienne du centre-bourg avec toutes les victuailles, et l’amphore de bière ou de vin pour son égoïste de mère. Franchement, je ne serais pas mécontente de les abandonner à leur sort. Décidément, les Grandes Gens, même les membres de ma propre famille, n’en finiront pas de me décevoir. Quoi ? Oui, d’accord, ça y est, j’aborde le passage le plus intéressant (dit-elle avec agitation après avoir considéré le regard de Gaal). Un jour que j’étais en quête d’un poulet, une vieille femme m’a abordée. Et … Seigneur Tzkol, qu’est-ce qu’elle était laide ! Et qu’est-ce qu’elle sentait mauvais ! La pauvre était bossue en plus. Rien que par son aspect, on devinait aisément que la vie ne lui avait pas fait de cadeau (« C’est le cas de la plupart des gens, songea le baroudeur »). Elle m’a entraînée dans une vieille grange – pas celle où se trouvaient ma mère et mes sœurs – une autre. Elle m’a obligée à m’asseoir sur un tas de foin dégoûtant, et là, oh surprise ! Son apparence a complètement changé : ce n’était plus une vieille mendiante qui se trouvait devant moi, mais un grand et bel homme, assez jeune, aux cheveux longs et blonds, et portant une magnifique tunique en soie blanche fermée par une ceinture en cuir de bœuf …

- Sapristi !! S’énerva Gaal, qui déduisit l’identité du personnage que Guëlle avait rencontré.

- Qu’y a-t-il ?

- Alors comme ça, à toi aussi, Erébas-de-la-Lune t’a parlée ?

Guëlle écarquilla les yeux tout en répliquant :

- Erébas-de-la-Lune ? Il m’a dit qu’il s’appelait Darkos.

- Oui, c’est aussi son nom. Enfin bref, continue.

Et la vagabonde de conclure :

- Il m’a racontée une histoire excessivement longue à propos de l’Origine du Monde, du Premier Homme, de la Première Femme, et de Tzkol, qui serait leur fils. Je ne me rappelle pas de tous les détails mais je me souviens des Cinq Perendils, les Cinq Globes Sacrés, qu’il est nécessaire de retrouver avant qu’ils ne tombent à nouveau entre de mauvaises mains.

- Parce qu’il t’a chargée de les retrouver aussi ?

- Oui. Et, à la fin, il m’a dit que j’étais une fille de son peuple. Alors j’ai rétorqué en disant que non, que je suis une Grande Gen, que j’ai une mère et deux sœurs (mais seulement de sang !). Après cela, il m’a sorti que j’ai été adoptée et qu’en réalité, je ne suis non pas une Grande Gen mais une Drax.

- Ca par exemple !

- C’est la vérité qu’il a ajouté. »

Gaal s’éloigna momentanément de sa camarade pour s’asseoir sur un pot en terre cuite retourné. Guëlle l’observa, perplexe, mais ne l’interrompit pas dans ses pensées. Le jeune homme, en cet instant, eut du mal à réaliser tout ce que venait de lui raconter la voleuse des rues. Une Drax ? Dans ce cas, s’il s’agissait bien d’une Drax, elle devait avoir plus d’un talent à son actif, ce qui était tout sauf négligeable. Gaal serait désemparé de ne pas saisir une telle opportunité !

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