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Comment vivre de ses livres ?

Voici l'extrait d'un article des Editions Humanis que j'ai déniché sur ce lien : http://www.editions-humanis.com/combien-gagne-auteur.php

Ca peut faire réfléchir beaucoup de personnes qui souhaitent se lancer dans l'écriture. Il s'agit de l'histoire de Michel, dont le désir était de faire de l'écriture son métier.

Bonne lecture à toutes et à tous !

Sam riley sur la route   L hamster machine ecrirre

Les inventeurs doux reveurs ou entrepreneurs realistes knowledge standard Metiers edition auteur alexander trinitatov fotolia Google doodle charles baudelaire

                                                                                                    Plume stylo encre

 

Comment vivre de sa plume

 

Je vais décrire ici le parcours d’un auteur professionnel parvenant à vivre de sa plume. Disons qu’il s’appelle Michel. Ce personnage est fictif, mais il correspond à divers auteurs réels avec qui j’ai eu l’occasion de discuter et dont j’ai synthétisé le parcours sous la forme d’une seule personne. Il y a évidemment d’autres formes de réussites que celle de « Michel », mais ce cas de figure me semble assez représentatif de ce qui peut se passer aujourd’hui pour un auteur français.

  • Michel a écrit son premier livre à l’âge de 20 ans, mais il n’a pas vraiment pris le temps de le finaliser et ce manuscrit a atterri dans un tiroir.
  • Il est devenu enseignant et s’est consacré entièrement à son métier jusqu’à l’âge de 30 ans.
  • Bien organisé dans son travail, il a commencé à pouvoir profiter du temps libre dont il disposait et s’est attaqué à l’écriture d’un deuxième livre qui reprenait certains des éléments du premier. Deux ans plus tard, son livre était prêt et il a fait la tournée des éditeurs pour tenter de le faire publier. Cette recherche lui a pris un an et l’a amené à soumettre son manuscrit à plus d’une soixantaine d’éditeurs avant de le voir accepté par l’un d’eux. Il s’agissait d’un petit éditeur bénéficiant d’un réseau de distribution très limité, mais Michel était content d’avoir enfin franchi cette première étape. En deux ans, le livre s’est vendu à 350 exemplaires.
  • À l’âge de 35 ans, Michel a entamé l’écriture d’un troisième livre dont il a pu boucler l’écriture en un peu plus d’un an. Il a décidé de s’autoéditer et a réussi à en écouler près de 800 exemplaires en remuant ciel et terre pour le promouvoir. Il a, par exemple, fait le tour des libraires de sa région pour essayer de les convaincre de le mettre en rayon. Il a même réussi à en placer quelques-uns dans une librairie parisienne lors de l’un de ses déplacements sur la capitale. Il en a vendu, de la main à la main, à la plupart de ses relations. Il a réussi à obtenir un petit article dans le quotidien régional de son lieu d’habitation et s’est également fait inviter dans une émission d’une radio locale. Tout cela ne lui a pas rapporté grand-chose d’un point de vue financier, mais il en a retiré une précieuse expérience du monde du livre et de celui des médias.
  • À 40 ans, Michel décide de se créer un blog qu’il alimente de façon régulière avec ses écrits. Il a édité une version numérique de son livre qu’il propose désormais en téléchargement gratuit sur ce blog. Au bout d’un an, grâce à la qualité de ses écrits, et en faisant jouer les réseaux sociaux (Facebook, échanges de liens et forums), Michel est parvenu à avoir plus de 200 visiteurs quotidiens sur ce blog. Cela lui permet d’avoir des échanges réguliers et instructifs avec ses lecteurs.
  • À 41 ans, il cesse de proposer son livre en téléchargement gratuit et le met en vente sur Amazon au prix de 0,99 euro, assurant sa promotion par l’intermédiaire de son blog. Il récupère également plusieurs des nouvelles qu’il avait publiées sur son blog et les édite sous forme d’un recueil qu’il met également en vente sur Amazon. Certaines de ces nouvelles sont assez longues (environ 40 pages A4) et il les édite de façon indépendante sous la forme de petits livres ePub qu’il vend sur Kobo au prix de 0,99 euro/pièce. En faisant le bilan de tout ce que cela a donné un an plus tard, Michel constate qu’il a réussi à publier un total de 12 livres ou livrets dans l’année, et réalisé globalement plus de 300 ventes. Le Noël de cette année-là, il s’achète une console de jeux avec l’argent que ses publications lui ont procuré.
  • Michel a 43 ans et ne cesse d’ajouter de nouvelles pages à son blog, séduisant un nombre de visiteurs quotidien qu’il n’aurait jamais imaginé pouvoir atteindre : plus de 1 000 par jour ! Dès qu’il écrit une nouvelle qui lui semble bonne, il l’édite sous une forme ou une autre, au prix toujours minimum de 0,99 euro par livre ou livret. Il s’est créé un compte sur Immateriel qui se charge désormais de distribuer ses publications sur toutes les plates-formes numériques. Il s’est ainsi constitué une collection de plus de 40 publications dont il écoule près de 1 500 exemplaires chaque année. Son activité d’écrivain commence à lui rapporter de quoi se payer un (petit) billet d’avion chaque année. Lorsque les gens lui demandent où il trouve le temps et le courage de faire tout ça, alors que les revenus qu’il en tire sont encore très modestes, il répond qu’il se passionne pour ce qu’il fait, qu’il adore écrire et qu’il adore la relation qu’il entretient avec les lecteurs de son blog comme avec ceux qui lui adressent des mails de félicitation et de remerciement. Michel commence à se considérer lui-même comme un écrivain. Il parvient à vendre quelques petites nouvelles et quelques articles (à un prix dérisoire) à des publications régionales.
  • À 44 ans, Michel se rapproche des structures socio-culturelles de sa région et anime désormais le club d’écriture de sa petite ville. Il vient de terminer une longue nouvelle qui lui semble bien meilleure que tout ce qu’il a jamais écrit jusque-là, et la soumet à tous les concours littéraires dont il a connaissance. Il finit par remporter un petit prix qui lui permet d’obtenir des articles et des interviews dans plusieurs émissions de radio. La fréquentation de son blog augmente grâce à cette nouvelle notoriété et il a désormais plus de 3 000 visiteurs par jour. À la fin de l’année, et grâce au coup de pouce de son prix littéraire, il a écoulé plus de 2 500 exemplaires de ses diverses publications qu’il édite désormais également sous la forme de livres-papier, imprimés à la demande par Lulu.com, et vendus via Amazon et chez les libraires de sa région qu’il connait désormais très bien et qui acceptent volontiers ses livres.
  • À 46 ans, Michel écrit un livre dont il est particulièrement fier. Convaincu qu’il tient là quelque chose qui mérite mieux que ses précédentes publications, il le soumet à toutes les grandes maisons d’édition. Il a désormais une très bonne connaissance du marché du livre. Il sait ce que recherchent ces maisons d’édition, quels sont leurs critères de sélection et comment dialoguer avec elles. Il peut mettre en avant son prix littéraire et ses précédentes publications. Trois maisons d’édition assez importantes acceptent son manuscrit et il se retrouve en position de négocier le montant de ses droits et celui des avances sur recettes qui lui sont proposées.
  • Le succès que Michel obtient avec ce premier « vrai » livre ne dépend que de son talent. Mais la possibilité qu’il a eu de le faire publier dépend énormément de sa persévérance et de sa passion pour l’écriture. Il retire désormais de son travail d’écrivain un revenu régulier encore modeste, mais suffisant pour prendre une retraite anticipée de l’enseignement (dont il était las depuis longtemps) et pour se consacrer à temps plein à sa passion. Devenu chroniqueur pour quelques petites revues, il vit à présent de sa plume. Ses prochaines publications lui permettront d’améliorer son train de vie.
« Mon sentiment est que, si vous le voulez vraiment, vous y arriverez. Vous trouverez le temps, peut-être pas beaucoup, mais vous y arriverez. Bien entendu, si vous êtes accaparé par des travaux domestiques ou d’autres activités, vous n’aurez pas du temps à revendre. Mais si vous le voulez vraiment, vous y arriverez. »

J.K. Rowling

« Écrire, aujourd’hui est un métier qu’il faut assumer profession- nellement : cela impli- que de négocier les contrats, de réfléchir aux rapports de force avec les éditeurs, de trouver des solutions inventives (…)

Agir en professionnel avec des propositions alléchantes pour les lecteurs, les éditeurs et les libraires. Pour les lecteurs d’aujour- d’hui et ceux de demain.

La tâche est titanesque, c’est pour cela qu’elle est passionnante. »

Nicolas Ancion

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